Accordons-nous sur quelques notes, vous allez voir, ça va passer très vite. LA VIE, c’est vite dit, vite fait, même si la nuit tend à prendre toute la place, même si l’ennui se tape à l’extreme d’une bonne partie de notre peau, pour se coller à nous, s’infiltrer en morpion, en animal de compagnie, même si cet envahissement semble trop vaste pour un humain, trop raide pour une seule pente, il n’en demeure pas moins que nous sommes une lente fête plus grande que la carapace, plus grande que nos quartiers de lune. Une grande fête avec des fenêtres et des portes ouvertes à deux battants sans murs compacts raturés de la colère grimpante des barbelés. Nous sommes Claire-Heureuse et nous sommes Olympe De Gouges, nous sommes Jean-Jacques Dessalines et nous sommes Makandal, Toussaint !
Nous sommes déchirés dans une opération à cœur ouvert à la belle étoile. Combien sommes-nous à l’intérieur de nous? Combien de profils nous regardent par-dessus l’épaule à l’intérieur du nœud?
Qui va en dehors de nous, nous dénouer, nous dénuder, nous détacher de notre enveloppe, papier timbré.
Qui va là ?
Mais qui va nous délivrer de la gangrène, des cicatrices, des fleurs de lys, du Père Labat ? Il n’y a rien à calculer. Un et un font deux, rien que de compter, cela fait un troisième mouvement qui s’étend élastiquement à l’infini comme la petite culotte de Madonna, elle s’étend hélas, élastiquement pour notre bonheur à l’infini.
Comment danser la contre-danse, le banda, le macumba, la danse du ring, se dédoubler au bord de l’ombre pour surprendre du dedans l’autre en nous qui cherche à nous mettre dehors, nous mette KO, nous déloger de nous-mêmes, nous défenestrer vertigineusement, nous pousser à vider les lieux de notre MOI? Nous liquider suite au trop-plein par toutes les voies possibles et imaginales. Notre double semble taillé en un seul bloc ne reculant devant rien pour nous contrecarrer, nous démantibuler. Crochets, uppercuts, coups bas. Tous les moyens sont bons pour faire le job de la délocalisation, de la dislocation voire de l’extermination de la race éveillée des rêveurs. Tous les coups sont permis afin de pulvériser les mondes rassemblés en une vie. Oui, une vie, c’est vite dit, vite fait, possibilité de frein ou de refrain,
souffle inouï, arc-en-ciel de mystères,
prêt à rêver ou à crever.
Le ring est un carré magique où l’on peut !
le ring est un carré magique où l’on peut tourner en rond
et voir flancher d’un coup notre morceau de ciel. Un combat reste un combat, on ne jette pas les gants, on les plante dans les terres où les mains sont broyées par le moulin des ombres. On a vu l’enfance d’une caresse avortée qui cherche lueur derrière un geste qu’elle n’a jamais été. En Palestine, en Haïti, au Congo, en Ukraine. On a vu. On a vu tant d’aveuglements comme l’enfance d’une caresse avortée qui cherche lueur derrière un corps qu’elle n’a jamais su être.
**
J’avais des mains par milliers qui me sortaient de toutes parts
démonstration de ma force de travail
au service de l’effort humain
mais la dernière guerre me les a coupées les mains
la dernière guerre elle me les a coupées
à présent les bras m’en tombent
l’histoire aime bien trancher quand c’est l’histoire
J’avais des pieds par milliers qui me sortaient de toutes parts
l’humanité était en marche
les lignes se mettaient à bouger
le soleil roulait par rotation dans de beaux draps de nuages noirs
j’avais des pieds tenez-vous bien
j’avais des pieds par milliers
mais sans rime ni raison
le temps m’a coupé les pieds sur l’herbe verte
à présent c’est le passé
on va essayer d’oublier toutes ces têtes d’enfants bombardés par erreur
leurs poupées et leurs pistolets à eau se chargeront de leur mémoire
l’histoire aime bien trancher quand c’est l’histoire
Pupille du monde qui me jette un œil furax
comme sur Atlas qui perd la boule
on dirait que tu n’aimes pas la fin des temps
je te reviens
avec plein de bouches maintenant
plein de bouches
pour te doter d’un baiser monstre
Deuxième mouvement
Le ring est un carré magique où l’on peut !
Dans cette aventure, pas moyen de fuir, on doit faire face, tenir les cordes et tenir têtes. Tenir les cordes et tenir tête. Le rendez-vous est inné.
Inénarrable
inéluctable
un programme apparemment reçu avant de parachuter dans le carré. Certains enfilent leurs gants de boxe depuis l’enfance, prêts pour le combat dès le berceau. D’autres ont la gueule cassée, on dirait des pays regorgés d’ors, de pierres et de mines de diamants, de pétrole dans leur sous-sol, condamnés à rendre gorge jusqu’à la dernière goutte.
D’autres vies n’ont jamais connu de berceuses ni de berceaux. Menées en bateau pour un chavirement dans les latifundias. Menées en bateau menottées
crimes et Dettes coups de canons
bénis par l’église
trois passes d’eau passé présent et puis foutaise
La Nina la Pinta et la Santa Maria
Le rendez-vous est ineffable
interminable
miraculeusement
très fabuleux
Bon, d’un jour à l’autre, et c’est la nuit,
on doit faire face.
Et ce sera et ce sera
comment dire le commencement de quelque-chose qui a toujours manqué qui a toujours fait problème, un déficit d’étoile difficile à avaler, impossible à calculer parce que
Indémontrable
indénombrable tellement qu’une conscience mauvaise se pointe le nez pour nous renifler en chien de faïence avant de tout casser dans l’aboiement des miroirs qui se disputent notre dernière image déchirée dans notre dos.
Ça sonne, ben oui ça cloche. Mais qu’est-ce que tu crois ? Les silences te rendent gonflé, trop perméable dans un océan de goudron. On n’appelle pas ça deuil du passé, tu es en train de broyer du noir, tu vas finir tout blanc, petit caméléon qui croyais grimper tout seul le mur du son.
Ici, on connait le symptôme des fantômes.
On voit rouge partout
pourtant ça ne saigne pas. Rien ne vient
Pas de sang
pas de bleus
C’est du chagrin face caméra
presque du story telling
du coton avec des glaçons sur fond de blues
Accordons-nous sur une note, ça va passer, ça va passer très vite.
Et ce sera et ce sera
notre dernier Tango
notre Congo puissant
le grand combat du siècle
Tu es formé Foreman, Georges Foreman tu connais ?
En attendant la transe, tu es dans cette zone de transition vers Mohamed Ali ? Connais ou connais pas ? Foreman Mohamed, les deux sont en toi en attendant un immense abrazo cubain, fraternel, presque. Le monde est dans les cordes, accordons-nous
Le piano du manchot
n’a qu’une note
une note
le piano du manchot
n’a qu’une note
une note
do
do
do do
do
Published April 1, 2025
© James Noël
Stimmen wir uns auf ein paar Noten ein, ihr werdet sehen, das geht
sehr schnell vorbei. DAS LEBEN ist schnell gesagt, schnell getan, selbst wenn
die Nacht dazu neigt, den gesamten Raum einzunehmen, selbst wenn die Langeweile uns auf den Leib rückt, um an uns kleben zu bleiben, um sich als Laus, als Haustier einzuschleichen,
auch wenn dieses Eindringen zu viel umfasst für einen Menschen, zu steil für nur einen Abhang scheint, bleibt es doch dabei: wir sind ein geruhsames Fest, das größer als
der Panzer, größer als unsere Mondviertel ist. Es ist ein Riesenfest mit offenen Fenstern und Türen, ohne feste, vom klettrigen Zorn des Stacheldrahts zerkratzte Wände.
Wir sind Claire-Heureuse und Olympe De Gourges, sind Jean-Jacques
Dessalines und Makandal, Toussaint! Wir sind zerrissen, im Freien, bei einer Operation am offenen Herzen. Wie viele sind wir in unserem Inneren? Wie viele Profile schauen uns über die Schulter und ins Innere des Knotens?
Wer ist außerhalb von uns unterwegs, uns zu entbinden, uns zu entblößen
uns von unserer Hülle, dem Stempelpapier zu lösen.
Wer ist da?
Wer aber wird uns befreien, vom Wundbrand, den Narben, dem Lilienwappen, von Pater Labat? Das gibt’s nicht viel zu rechnen. Eins und eins macht zwei, allein aus dem Zählen ergibt sich eine dritte Bewegung, die sich elastisch ins Unendliche ausdehnt wie Madonnas Slip, ach, er dehnt sich zu unserem Glück bis ins Unendliche aus.
Wie nur den Kontratanz, die Banda, den Macumba, den Tanz im Ring tanzen, wie sich am Rande des Schattens aufspalten, um von innen heraus den anderen in uns zu überrumpeln, der versucht, uns nach außen zu drängen, uns K.O. zu schlagen, uns aus uns selbst herauszutreiben, uns schwindelerregend aus dem Haus zu stürzen, der uns drängt,
die Räume unseres ICHs zu räumen? Um uns nach dem Überlauf auf alle Arten und Weisen zu liquidieren? Unser Double scheint aus einem Guss gemacht und nichts zu scheuen,
um uns zu hintergehen, uns kleinzumachen. Haken, Uppercuts, Tiefschläge. Jedes Mittel ist recht, um den Umsiedlungs-, den Umsetzung- oder sogar Auslöschungsjob am wachgewordenen Volk der Träumer zu verüben. Alle Schläge sind erlaubt, wenn es darum geht, die in einem Leben vereinten Welten zu zersprengen. Ja, ein Leben, das ist schnell gesagt, schnell getan, Hin und Her, Versgekehrt,
unerhörter Atemhauch, Regenbogen aus Rätseln,
zu Traum oder Tod bereit.
Der Ring ist ein magisches Quadrat in dem was geht!
der Ring ist ein magisches Quadrat, in dem man sich im Kreis drehen und mit einem Mal unser Himmelsstück flattern sehen kann. Kampf bleibt Kampf, die Handschuhe wirft man nicht hin, sondern pflanzt sie in Böden, in denen Hände von der Schattenmühle zermalmt werden. Wir haben den Kinderjahren einer abgebrochenen Liebkosung zugesehen, die Licht hinter einer Geste sucht, die sie nie war. In Palästina, Haiti, im Kongo, in der Ukraine. Wir haben zugesehen. Wir haben so viele Blindheiten gesehen wie Kinderjahre einer abgebrochenen Liebkosung, die nach Licht hinter einem Körper sucht, den sie nie zu sein vermochte.
**
Ich hatte Tausende von Händen, die mir aus allen Seiten wuchsen
Beweis meiner Arbeitskraft
im Dienst menschlicher Anstrengung
doch der letzte Krieg hat mir die Hände abgehackt
der letzte Krieg hat sie mir abgehackt
gegenwärtig kann ich nur die Arme fallen lassen
Geschichte entscheidet schneidend wann etwas Geschichte ist
Ich hatte Tausende von Füßen die mir aus allen Seiten wuchsen
die Menschheit war auf dem Vormarsch
die Linien kamen in Bewegung
die Sonne rollte per Rotation durch schwarzes Wolkenschlamassel
ich hatte Füße hört hört
ich hatte Tausende von Füßen
doch ohne Sinn und Verstand
die Zeit zieht mir den Grasboden unterm abgehackten Fuß fort
gegenwärtig ist Vergangenheit
wir werden versuchen all die irrtümlich bombardierten Kinderköpfe zu vergessen
ihre Puppen und Wasserpistolen laden sich mit dem Gedenken an sie auf
Geschichte entscheidet schneidend wann etwas Geschichte ist
Pupille der Welt die mir einen zornigen Blick zuwirft
wie auch Atlas dem die Kugel aus dem Lauf geht
es scheint du stehst nicht auf Endzeiten
ich komme zu dir zurück
mit vielen Mündern nun
mit vielen Mündern
um dich mit einem Monsterkuss auszustatten
Zweite Runde
Der Ring ist ein magisches Quadrat in dem was geht!
In diesem Abenteuer ist Flucht unmöglich, man muss sich stellen,
sich in den Seilen halten und die Stirn bieten. Sich in den Seilen halten und die Stirn bieten.
Das Stelldichein ist angeboren.
Unaussprechlich
Unausweichlich
ein Programm das anscheinend empfangen wurde bevor es ins Quadrat segelte. Manche ziehen sich schon von klein auf die Boxhandschuhe über, sind von der Wiege an für den Kampf gerüstet. Andere haben ein zerschundenes Gesicht und sehen aus wie mit Gold,
Steinen, Diamantenminen und Erdöl vollgestopfte Länder, die dazu verdammt sind, alles bis zum letzten Tropfen auszuspeien.
Andere Leben kommen weder mit Wiege noch Wiegenlied in Berührung.
Werden verschifft um in Latifundien zu kentern. In Handschellen auf Schlepper geschleift
Verbrechen und Schulden und Kanonenkugeln
von der Kirche abgesegnet
drei Wasserpassagen Vergangenheit Gegenwart und dann Unsinn
Die Niña die Pinta und die Santa María
Das Treffen ist unaussprechlich
endlos
auf wundersame Weise
überaus fabelhaft
Gut, von einem Tag auf den anderen, und es ist Nacht,
dem müssen wir nun die Stirn bieten.
Und es wird und wird
wie das Benennen eines Beginns von etwas, das
immer gefehlt hat, immer Probleme bereitet hat, wie ein schwer hinnehmbarer
Sternenmangel nicht berechenbar ist, weil
unbeweisbar
so unzählbar, dass ein schlechtes Gewissen
aufkreuzt, um uns misstrauisch zu beschnüffeln und dann
alles im Gebell der Spiegel zerschmettert, die sich um unser letztes, in unserem Rücken zerrissenes Bild streiten.
Es läutet, die Glocke hat ‘nen Sprung, tja, es hapert. Was hast du denn gedacht?
Das Schweigen bläht dich auf, macht dich ganz durchlässig in diesem Teerozean.
Das nennt man nicht Trauer ums Vergangene, du siehst alles schwarz, wirst dabei noch ganz weiß, du kleines Chamäleon, das glaubte, die Schallmauer ganz allein zu erklimmen.
Hier kennt man das Gespenster- Symptom.
Wir sehen überall rot
dabei blutet es gar nicht. Nichts kommt
Kein Blut
keine blauen Flecken
Das ist Gejammer vor laufender Kamera
fast schon Storytelling
Watte auf Eiswürfeln vor Bluesmusik-Hintergrund
Stimmen wir uns auf eine Note ein, es wird vorbeigehen, sehr schnell
vorbeigehen.
Und es wird und es wird
unser letzter Tango
unser mächtiger Kongo sein
der große Jahrhundertkampf
Du hast eine Foreman-Ausbildung, kennst du George Foreman?
Bist du, während du auf den Trancezustand wartest, in dieser Übergangsphase
zu Muhammad Ali? Weißt du nun Bescheid oder nicht? Foreman
Mohammad, beide stecken in dir und warten auf einen riesigen
kubanischen, fast brüderlichen Abrazo. Die Welt hängt in den Seilen,
stimmen wir uns auf eine Note ein
Das Klavier des Einarmigen
hat nur eine Note
eine Note
das Klavier des Einarmigen
hat nur eine Note
eine Note
do
do
do do
do
Published April 1, 2025
© James Noël
© Rike Bolte
Accordiamoci su qualche nota, vedrete, faremo presto. LA VITA, è presto detto, è presto fatta, anche se la notte tende a occupare tutto lo spazio, anche se la noia si avvinghia a buona parte della nostra pelle, appiccicandocisi addosso, infiltrandosi come una piattola, come un animale domestico, anche se questa invasione sembra troppo vasta per un umano, troppo ripida per una sola inclinazione, a ogni modo siamo una festa lenta, più grande del nostro guscio, più grande dei nostri quarti di luna. Una grande festa con finestre e porte aperte in entrambe le direzioni, senza muri compatti e scarabocchiati dalla rabbia rampicante del filo spinato. Siamo Marie-Claire-Heureuse e siamo Olympe De Gouges, siamo Jean-Jacques Dessalines e siamo Mackandal, Toussaint!
Siamo dilaniati da un’operazione a cuore aperto a cielo aperto. Quanti siamo dentro di noi? Quanti profili ci guardano dall’alto in basso all’interno del nodo?
Chi altro se non noi stessi potrà scioglierci, spogliarci, separarci dalla nostra corazza un po’ svitata.
Chi va là?
Ma chi ci libererà dalla cancrena, dalle cicatrici, dalle ferite, dai Père Labat? Non c’è niente da calcolare. Uno e uno fanno due, e il solo atto di contare crea un terzo movimento che si allunga elasticamente all’infinito, come la scena delle mutande di Madonna, che, ahimè, si allungano elasticamente per il nostro piacere all’infinito.
Come si balla la contre-danse, la banda, la macumba, la danza del ring, come ci si sdoppia sul filo dell’ombra per sorprendere dall’interno l’altro in noi che cerca di buttarci fuori, di metterci KO, di farci sloggiare da noi stessi, di defenestrarci vertiginosamente, di spingerci a sgomberare l’edificio del nostro IO? Che cerca di liquidarci come esuberi con tutti i mezzi possibili e immaginabili. Il nostro doppio sembra essere tutto d’un pezzo e sembra non fermarsi davanti a nulla per ostacolarci e distruggerci. Ganci, montanti, colpi bassi. Ogni mezzo è buono per delocalizzare, dislocare o addirittura sterminare la razza ridestata dei sognatori. Ogni colpo è permesso per polverizzare i mondi che si accumulano in una sola vita. Sì, una vita, è presto detto, è presto fatta, con i suoi ostacoli e i suoi oracoli,
un respiro inaudito, un arcobaleno di misteri,
pronto a sperare o a spirare.
Il ring è un quadrato magico dove si può!
Il ring è un quadrato magico dove si può girare in tondo
e vedere crollare all’improvviso il nostro angolo di cielo. Un combattimento è sempre un combattimento, non si lanciano i guantoni, li si pianta nel terreno dove le mani vengono macinate dal mulino delle ombre. Abbiamo visto l’infanzia di una carezza abortita che cerca un barlume dietro un gesto che non è mai stata. In Palestina, in Haiti, in Congo e in Ucraina. Abbiamo visto. Abbiamo visto così tanta cecità, come l’infanzia di una carezza abortita che cerca barlume dietro un corpo che non ha mai saputo essere.
**
Avevo mani a migliaia che mi spuntavano da tutte le parti
a dimostrazione della mia forza lavoro
al servizio dell’impresa umana
ma l’ultima guerra me le ha tagliate le mani
sì, l’ultima guerra me le ha tagliate
ora mi cascano le braccia
alla storia piace scindere ciò che è storia e ciò che non lo è
Avevo piedi a migliaia che mi spuntavano da tutte le parti
l’umanità era in movimento
le cose si sono messe in moto
il sole viaggiava per rotazione immerso in nubi oscure fino al collo
Avevo piedi, tenetevi forte
avevo piedi a migliaia
ma senza senso e senza verso
il tempo mi ha fatto le scarpe senza piedi
Ora è l’allora
cercheremo di dimenticare tutte quelle facce di bambini bombardati per errore
le loro bambole e pistole ad acqua si prenderanno cura della loro memoria
alla storia piace scindere ciò che è storia e ciò che non lo è
Pupilla del mondo che mi lancia occhiate furibonde
come Atlante che perde la bussola
si direbbe che non ti piaccia la fine dei tempi
Tornerò
con tante bocche ora
tante bocche
per dotarti di un bacio mostruoso
Secondo movimento
Il ring è un quadrato magico dove si può!
In questa avventura non c’è modo di scappare, bisogna far fronte, tenere sulle corde e tenere testa. Tenere sulle corde e tenere testa. L’incontro è innato.Inenarrabile
Ineluttabile
Un programma, pare, ricevuto prima di essere paracadutati sul quadrato. Alcuni indossano i guantoni da boxe fin dall’infanzia, pronti per il combattimento fin dalla culla. Ad altri hanno spaccato la faccia, come a quei Paesi pieni d’oro, pietre e miniere di diamanti, di petrolio nel sottosuolo, condannati a svuotarsi fino all’ultima goccia.
Altre vite non hanno mai conosciuto né ninne nanne né ninne. Messe in un mare di guai per poi essere lanciate nei latifondi. Messe in un mare di guai ammanettate
cannonate crimini e debiti
benedetti dalla chiesa
Tre passaggi d’acqua passato presente e poi futili stronzate
La Nina, la Pinta e la Santa Maria
L’incontro è ineffabile
interminabile
miracolosamente
Assolutamente favoloso
ebbene, da un giorno all’altro – ed è notte –,
bisogna far fronte.
E questo sarà questo sarà
come dire, l’inizio di qualcosa che è sempre mancato, che ha sempre creato problemi, un deficit stellare difficile da digerire, impossibile da calcolare perché
Inspiegabile
Incalcolabile al punto che una coscienza malvagia ci ficcherà il naso per guardarci in cagnesco, prima di spaccare tutto con il latrato degli specchi che si contendono la nostra ultima immagine strappata alle nostre spalle.
Suona bene, sì certo, eppure stona. Ma che credi? I silenzi ti pompano, ti rendono troppo permeabile in un mare di catrame. Non è esattamente così che ci si mette il passato alle spalle, tu vedi tutto nero e finirai in bianco, piccolo camaleonte che pensava di poter scalare il muro del suono da solo.
Li conosciamo bene qui i sintomi dei fantasmi.
Vedi rosso ovunque
eppure non c’è sangue. Non esce nulla
niente sangue
nessun livido blu
è una sofferenza in favor di telecamera
è quasi storytelling
cotone on the rocks con sottofondo blues
Accordiamoci su una nota: faremo presto.
E questo sarà questo sarà
il nostro ultimo Tango
il nostro Congo potente
il grande combattimento del secolo
Sei formato alla Foreman, lo conosci George Foreman?
In attesa della trance, sei nella zona di transizione verso Mohamed Ali? Lo conosci o no? Foreman Mohamed, sono entrambi dentro di te, in attesa di un enorme abrazo cubano, fraterno quasi. Il mondo è alle corde, accordiamoci.
Il pianoforte del monco
ha una nota sola
una nota
il pianoforte del monco
ha una nota sola
una nota
la
la
la la
la
Published April 1, 2025
© James Noël
© Giuseppe Sofo
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